Étrange disparition d'un lac glaciaire au Chili : le réchauffement climatique en cause ?

Étrange disparition d'un lac glaciaire au Chili : le réchauffement climatique en cause ?
Qu'est-ce qui a bien pu causer ce phénomène ?

Les chercheurs notent qu'une forte activité sismique a été enregistrée dans cette région pratiquement inhabités durant les derniers mois, et n'excluent pas qu'une faille se soit ouverte dans le fond de la cuvette, par où se serait échappée l'eau du lac.

Une autre hypothèse, qui a déjà connu des précédents, non seulement au Chili mais aussi en Himalaya, est liée à un phénomène appelé "Glacial Lake Outburst Fold" (GLOF), ou explosion de lac glaciaire. Il se produit lorsque le niveau, pour une raison ou une autre (inondations en amont, fortes pluies...) augmente au-delà des normes habituelles, jusqu'à provoquer la rupture des glaces éternelles qui le bordent ou le retiennent. Dans ce cas, toute la masse liquide peut s'évacuer très rapidement, comme dans le cas d'une rupture de barrage. En ce qui concerne Témpanos, un bouchon de glace situé en profondeur a très bien pu céder, provoquant la fuite des eaux à travers une faille ou une grotte naturelle jusqu'à la mer toute proche, exactement comme si on avait enlevé la bonde d'une baignoire

# Posté le mardi 26 juin 2007 15:22

Du dioxyde de soufre pour lutter contre le réchauffement climatique ?

Du dioxyde de soufre pour lutter contre le réchauffement climatique ?
Un groupe d'experts russes propose une solution pour le moins originale destinée à lutter contre le réchauffement climatique. Il s'agirait de répandre diverses combinaisons de soufre dans l'atmosphère, afin de réfléchir le rayonnement solaire, une des causes du réchauffement de la planète.

Selon l'académicien Iouri Israël, directeur de l'Institut d'études du climat mondial et de l'écologie de Russie, il suffirait de disperser dans les basses couches de la stratosphère, soit de 10 à 14 km d'altitude, une mince couche d'aérosol constitué de gouttelettes de dioxyde de soufre (0,25 à 0,50 microns), dont l'albédo élevé contribuerait à réfléchir une partie du rayonnement solaire avant qu'il ne puisse réchauffer la Terre.

Cet épandage atmosphérique pourrait s'effectuer au moyen d'avions, et l'académicien estime qu'un million de tonnes de soufre ainsi répandues pourrait réduire l'impact du rayonnement solaire de 0,5 à 1 %, et la température de 1 à 1,5°C. Mais il ajoute qu'une telle méthode ne constituerait qu'une mesure d'urgence et que son utilisation ne pourrait avoir lieu sans une décision au niveau international.

"Je ne veux en aucune manière contredire le Protocole de Kyoto mais à côté des méthodes existantes, des méthodes moins chères devraient être élaborées. Je suis favorable au travail sur plusieurs méthodes à la fois", exprime Iouri Israël, qui insiste qu'outre le fait que cette méthode est la moins onéreuse de toutes celles envisagées jusqu'ici, il s'agit aussi de la seule qui permette d'agir dans l'urgence avec une quasi-garantie d'effets immédiats, et de plus, elle est susceptible d'être stoppée à tout instant.

Mais cette solution risque de provoquer bien des réactions, et une levée de boucliers de la part des scientifiques. En effet, le dioxyde de soufre (SO2 ou anhydride sulfureux), un gaz incolore mais toxique et corrosif, provoque une altération de la fonction pulmonaire chez les enfants et une exacerbation des symptômes respiratoires aigus chez l'adulte (toux, gêne respiratoire...). Les personnes asthmatiques y sont particulièrement sensibles. Mais même à faible concentration, il est aussi une des principales causes (avec le dioxyde d'azote) des pluies acides susceptibles de détruire des écosystèmes fragiles. Ce dioxyde de soufre est produit naturellement par les volcans, mais surtout aujourd'hui par l'utilisation de combustibles fossiles contenant du soufre, notamment la houille de mauvaise qualité et le pétrole.

Cette "climatisation" de la planète, contrairement aux allégations de Iouri Israël, n'est pas une idée nouvelle mais avait déjà été évoquée comme solution d'urgence par d'autres scientifiques, notamment américains, avant d'être jugée trop incertaine au vu des conséquences difficiles à évaluer. Il reste à espérer que l'inertie des décideurs politiques, bien plus enclins à préserver les lois de l'économie de marché que celles régissant le climat de la Terre, ne contraigne un jour l'humanité à appliquer dans une extrême urgence de telles mesures, la question des conséquences sur l'écosystème passant soudain au second plan.
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# Posté le mardi 26 juin 2007 15:11

Les océans bientôt saturés de dioxyde de carbone ?

Mauvaise nouvelle : à cause du changement climatique lui-même, la capacité des océans à absorber le gaz carbonique semble arriver à saturation. Selon des résultats récents, l'océan Antarctique, principal puits de carbone, a cessé depuis trente ans d'augmenter son stockage de carbone.
Les océans bientôt saturés de dioxyde de carbone ?

# Posté le mardi 26 juin 2007 14:01

L'Arctique semble fondre trois plus vite que prévu

L'Arctique semble fondre trois plus vite que prévu
Une équipe américaine conteste les modèles utilisés par le Giec et estime que la fonte de la calotte glaciaire arctique est beaucoup plus rapide. Des chercheurs belges et français arrivent à la même conclusion pour les glaces du Groenland.

Tous les climatologues le prédisent : à plus ou moins long terme, l'océan Arctique sera libre de glace à la fin de chaque été. C'est l'échéance de cet événement qui divise les scientifiques. Selon les experts du Giec (Groupe intergouvernemental d'étude du climat), la fonte complète de la glace arctique en été interviendrait entre 2050 et 2100. Ces prévisions, qui ont été présentées dans le rapport 2007, sont établies à partir de modèles – le Giec en utilisent 18 -, qui partent d'une année de référence, 1800 en l'occurrence. Des données d'observation sont ensuite intégrées pour corriger l'évolution prédite par le modèle en le rapprochant de la réalité . Mais les phénomènes de petites ampleurs, spatiale ou temporelle, sont laissés de côté.

Un groupe de climatologues mené par Julienne Stroeve (National Snow and Ice Data Center, Université de Colorado) estime qu'il faut avancer la date d'une trentaine d'années. Ces scientifiques ont comparé les 18 modèles du Giec avec des données recueillies par avions, satellites et bateaux. Selon eux, ces modèles collent mal avec la réalité qu'ils constatent. Selon les modèles du Giec, la surface des glaces en septembre, c'est-à-dire à son minimum estival, a décru de 2,5 % par décennie entre 1953 et 2006. Les scientifiques américains, eux, annoncent une diminution trois plus forte, atteignant 7,8 % tous les dix ans. De même, la réduction de surface au mois de mars, au maximum de l'extension des glaces, est selon eux de 1,8 %, soit, là encore, une valeur trois plus élevée que les estimations des modèles du Giec.

Minimums annuels d'extension de la calotte glaciaire à 25 ans de distance,
en 1979 et en 2005. Crédit : Nasa.

Modèles à revoir

La différence proviendrait d'une mauvaise prise en compte de l'impact des gaz à effet de serre ainsi que des remontées de chaleur vers le nord générées par la circulation océanique en Atlantique. Il est possible également, expliquent les chercheurs américains, que les modèles estiment mal les épaisseurs de la banquise.

La fonte des glaces terrestres du Groenland pourrait elle aussi avoir été sous-estimée. C'est que concluaient au mois d'avril 2007 des chercheurs du Laboratoire de glaciologie et géophysique de l'environnement (LGGE, Grenoble) et de l'Université catholique de Louvain (Belgique), qui ont réinterprété des données existantes à l'aide d'un modèle numérique récent et d'un nouveau traitement des mesures satellitaires tenant mieux compte de la présence de nuages d'eau liquide. Ces derniers, en effet, faussent les mesures obtenues dans le domaine des micro-ondes, masquant en partie les traces d'eau dans le manteau neigeux, ce qui conduit à sous-estimer la fonte de la glace. Selon eux, l'accélération de la fonte superficielle de la calotte glaciaire du Groenland au cours des 25 dernières années est deux fois plus importante que ne l'indiquent les études antérieures. Elle aurait affecté 550 000 kilomètres carrés en 2005, soit 42 % de plus qu'en 1979. Durant cette période, selon un modèle climatique régional, la température estivale aurait grimpé de 2,4 °C. Au nord du Groenland, il arrive, depuis 2000, que la glace fonde l'été jusqu'à 1 500 mètres d'altitude, ce qui s'était jamais vu auparavant.

# Posté le mardi 26 juin 2007 13:56

Modifié le mardi 26 juin 2007 15:17

Tous ensembles

Tous ensembles
Une personne ne peut rien faire seul...
Mais plusieur...
L'UNION FAIT LA FORCE

-->Venez calculer votre empreinte ecologique... Les resultats sont assez impressionant... Si tous le monde vivait comme moi il faudrai 2.6 planete... Interpellant...http://www.earthday.net/footprint/index.asp

# Posté le jeudi 31 mai 2007 14:28

Modifié le jeudi 31 mai 2007 14:39