L'ampleur du réchauffement de l'Arctique stupéfie les chercheurs

L'ampleur du réchauffement de l'Arctique stupéfie les chercheurs
Ce n'est plus de réchauffement climatique que l'on doit parler en Haut Arctique, mais de véritable vague de chaleur. L'été dernier, les conditions ont été à ce point extrêmes qu'elles ont stupéfié les chercheurs.

Le Dr Scott Lamoureux, à la tête d'une expédition conduite dans le cadre de l'Année Polaire Internationale, a déclaré en ce début de semaine que les modifications observées dans le Nunavut (le plus jeune et le plus grand des territoires du Canada) étaient extêmement rapides. "Nous avions bien prévu tous ces changements pour le futur, mais les voir se produire maintenant est tout à fait remarquable", annonce-t-il.

Cette expédition, qui fait partie d'une des 44 initiatives canadiennes de recherches prévues pour une durée de quatre ans, est conduite par le Dr Lamoureux sur l'île de Melville, dans le nord-ouest de l'Arctique, et rassemble des scientifiques de trois universités canadiennes ainsi que du Nunavut. Un de leurs objectifs est d'évaluer la modification de la qualité de l'eau sous l'effet du réchauffement, et d'en déterminer l'impact sur l'écosystème sachant que l'ensemble de la population et des industries en dépendent étroitement.

Alors que la température moyenne d'un mois de juillet au camp de Melville est de 5° C, ce sont des pics dépassant nettement les 20° C qui ont été enregistrés cette année durant la même période. Les membres de l'équipe ont aussi observé avec stupéfaction que l'eau contenue dans le pergélisol se mettait à fondre, lubrifiant la couverture végétale qui se mettait à glisser en bas des pentes, balayant tout sur son passage et se plissant en formant des arêtes dans les creux du relief "comme une couverture", selon les termes du Dr. Lamoureux. "Les bandes de terrain se déchiraient littéralement en lambeaux sous nos yeux, et un fleuve important a été complètement endigué sur une longueur de 200 mètres. Son tracé en sera modifié pour des années, sinon pour des décennies", ajoute-t-il.

# Posté le vendredi 02 novembre 2007 17:24

Réchauffement climatique : enfin un espoir... à confirmer en décembre

Les préoccupations internationales croissantes au sujet du réchauffement climatique semblent enfin déclencher une réelle prise de conscience de la part des chefs de gouvernement des 200 pays réunis la semaine dernière à Montréal, qui ont décidé d'accélérer de 10 ans les mesures d'élimination des substances nocives pour la couche d'ozone.
Réchauffement climatique : enfin un espoir… à confirmer en décembre
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# Posté le vendredi 02 novembre 2007 17:20

Le trou dans la couche d'ozone accélère sa formation au-dessus de l'Antarctique

Le trou dans la couche d'ozone accélère sa formation au-dessus de l'Antarctique


Le trou dans la couche d'ozone est apparu cette année beaucoup plus tôt que précédemment selon l'Organisation Météorologique Mondiale (OMM), et pourrait atteindre des valeurs record en 2007.

"Il est encore trop tôt pour donner des conclusions définitives sur le développement du trou de cette année et sur la perte d'ozone qui en découlera. Cela dépendra en grande partie des conditions météorologiques", commente l'OMM, ajoutant que même si la concentration en produits dégradant l'ozone atmosphérique diminue lentement, on ne constate pour l'instant pas de rétrécissement du trou au-dessus de l'Antarctique.

Selon l'Organisation Mondiale pour la Santé, qui est une émanation de l'Organisation des Nations Unies dont le but est d'amener tous les peuples du monde à un niveau de santé aussi élevé que possible, le trou dans la couche d'ozone devrait continuer à s'étendre jusqu'en octobre. Mais son importance, ainsi que la quantité de perte d'ozone qui en découlera, dépendent avant tout des conditions atmosphériques et rendent toute prévision à long terme hasardeuse.

L'interdiction des gaz CFC (chlorofluorocarbone), autrefois largement utilisés dans l'industrie du froid et nuisibles à la couche d'ozone avait alimenté l'espoir que cette dernière pourrait se régénérer assez rapidement. Il n'en n'a rien été au contraire, et les scientifiques de l'OMS estiment maintenant que cet effet pourrait être contré par la présence dans la haute atmosphère d'importantes quantités de brome et de chlore, produits par réaction entre le rayonnement UV provenant du Soleil et les CFC, dont la dissipation est très lente. Aussi une réduction sensible n'est-elle plus espérée avant 2010 au plus tôt.

Répartition de l'ozone atmosphérique selon l'altitude. Crédit Asaphon.

D'après les experts du Programme des Nations unies pour l'Environnement (PNUE), la couche d'ozone au niveau de l'Europe ne retrouvera pas sa valeur de 1980 avant l'an 2049, tout comme en Amérique du Nord, Asie, Océanie, Amérique latine et Afrique, tandis qu'il faudra attendre au moins jusqu'en 2065 pour retrouver une valeur acceptable au-dessus de l'Antarctique.

L'Antarctique

C'est au-dessus de l'Antarctique que la diminution de la couche d'ozone a été détectée pour la première fois en 1956 par un groupe de recherche britannique du British Antarctic Survey (BAS), et c'est aussi à cet endroit qu'elle est la plus marquée, la basse température de l'atmosphère favorisant la destruction de l'ozone. Pour cette raison, les mesures les plus représentatives y sont généralement opérées et servent d'étalon. Celles-ci sont effectuées de diverses manières, aussi bien depuis des laboratoires installés au sol qu'aéroportés (ballons sondes, avions) ou de façon automatique au moyen de satellites d'observation.

Les limites du trou peuvent aussi présenter des irrégularités et atteindre des territoires à forte concentration de population, comme le 9 octobre 2000 où les autorités chiliennes ont demandé aux 120 habitants de Punta Arenas de s'abriter au maximum. En effet, la couche d'ozone offrait si peu de protection ce jour-là contre les rayons ultraviolets qu'un coup de Soleil était pratiquement garanti en sept minutes d'exposition. L'Australie connaît aussi fréquemment de semblables péripéties, et le nombre de cancers de la peau est en pleine augmentation, même dans nos régions.

Cette année, le trou dans la couche d'ozone devrait atteindre la pointe australe de l'Amérique du Sud.

# Posté le vendredi 02 novembre 2007 17:19

Un premier convoi radioactif à Mol<->L'Espagne envoie des déchets nucléaires en Belgique

Un premier convoi radioactif à Mol<->L'Espagne envoie des déchets nucléaires en Belgique
Le convoi nucléaire provenant d'Espagne est bien arrivé à minuit et quart durant la nuit dernière, à Mol. A son bord, de l'uranium irradié espagnol qui sera analysé puis stocké à Mol. Cette première en appellera-t-elle d'autres ?

une « opération à hauts risques ». « C'est la première fois que la Belgique accueille des déchets étrangers pour les garder ensuite sur son territoire, réagit Jan Vande Putte, en charge du dossier nucléaire au sein de l'ONG. Ce qui m'apparaît scandaleux dans cette affaire, c'est le fait que la licence ait été délivrée en affaires courantes, sans aucun débat au Parlement. » Au sein de l'Agence fédérale de contrôle, on objecte que le contreseing ministériel n'est pas requis pour ce type de licence : l'Agence bénéficie là d'une autonomie d'action.

Evalué à 4 millions d'euros au total, le contrat portant sur le transfert du « combustible » – on ne parle pas de déchets – devrait rapporter un tiers de cette somme au Centre d'étude de Mol. Pas de quoi renflouer les caisses, mais la manne n'est pas à négliger à l'heure où le secteur nucléaire belge lutte pour sa survie. D'autant que ce contrat pourrait en appeler d'autres à l'avenir, susurre-t-on en milieu averti.

« Un précédent à combattre »

« Qu'une cargaison de 5 à 8 kilos de combustible nucléaire hautement radioactif circule presque incognito d'Espagne en Belgique est une chose inquiétante en soi, note Jan Vande Putte. Comprendre qu'il incombera à la Belgique de les gérer pendant des siècles en est une autre. Il s'agit d'un précédent que nous devons combattre, et notre organisation examine les recours juridiques possibles. »

Du côté de l'Agence de contrôle nucléaire, la réaction outrée de Greenpeace fait rire sous cape : « Il ne faut pas exagérer la chose, avance cet expert. L'uranium espagnol ne va quand même pas changer grand-chose à la radioactivité ambiante du territoire ! »

# Posté le samedi 13 octobre 2007 11:56

Modifié le dimanche 09 décembre 2007 05:31

AVION ROUGE: pour un étiquetage clair du mode de transport des marchandises intercontinentales

AVION ROUGE: pour un étiquetage clair du mode de transport des marchandises intercontinentales
Le Collectif «Avion Rouge» est un collectif de citoyens belges soucieux de l'environnement et indépendants de toute formation politique.

Ça y est, les fêtes de Pâques sont à nos portes, avec leurs congés ou leurs vacances. Mais aussi et surtout avec les ½ufs de Pâques que les cloches de Pâques venues directement de Rome larguent dans nos jardins. Puis, au moment de passer à table, nous dégusterons l'agneau pascal... de Nouvelle-Zélande. Et ce, que nous soyons à Bruxelles, Paris, Rome ou Berlin. En effet, partout en Europe, cet agneau est actuellement proposé à des centaines de millions de consommateurs à un prix ridiculement bas, très largement inférieur à celui de l'agneau local (entendez par «local», toute provenance européenne), atteignant un record de 5,30 ¤ le kg dans les hypermarchés français (1).

Et c'est là qu'intervient le miracle de Pâques, car on peut se demander comment il est possible qu'une telle «viande de qualité» provenant d'un lieu d'origine si lointain (18.700 km à vol d'oiseau), dont les services d'informations aux consommateurs contactés sont incapables de dire ou de vérifier si ce produit est venu par avion ou par bateau (2), se retrouve dans nos rayons européens à si bas prix.

On entend souvent que le prix (très) bon marché des denrées périssables importées d'outre-mer est en grande partie dû aux salaires de misère pratiqués dans les pays d'origine. Cela est certainement vrai, en effet, pour le Pérou, l'Egypte, l'Indonésie, le Kenya, le Sénégal ou l'Ethiopie, d'où nous importons respectivement asperges, fraises, crustacés, roses, tomates ou haricots, le plus souvent par avion, et où la pauvreté est généralisée puisque les pays cités ont au minimum un tiers de leur population vivant avec moins de deux dollars par jour. Pour certains analystes et professionnels, donc, ces importations massives qui se généralisent constituent un réel levier de développement pour ces pays du Sud. Admettons.

Mais qu'en est-il alors de l'agneau néo-zélandais ? En effet, la Nouvelle-Zélande, classée dans le top 20 mondial des pays présentant le meilleur «indice de développement humain» (3), bien installée entre l'Espagne et l'Allemagne, est loin de faire partie des pays en développement. Comment donc arrive-t-elle à exporter ces animaux à un prix si bas, en l'absence de main-d'½uvre bon marché, et en y incluant les coûts de transport sur une distance qui est de l'ordre d'un demi tour du monde? La question est ouverte! Et pour nous, citoyens soucieux de ce qui tombe dans notre assiette, nous nous en remettons au miracle et, surtout, nous nous demandons si tout ceci est durable.

En effet, tout déplacement de marchandise a un coût non négligeable, aussi bien financier qu'environnemental. Bien sûr, un peu plus de 5 litres de pétrole destinés au transport aérien (4) ne pèsent pas très lourd dans la balance lorsque l'on sait que le kérosène coûte bien moins qu'un litre d'eau de Spa (5). Bien sûr, le coût du transport maritime est encore bien moins élevé (de l'ordre de 30 fois moins cher que le transport aérien). Mais il reste énorme par rapport au transport d'un agneau élevé localement.

Au moment où le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) se réunit une semaine à Bruxelles pour évaluer quelles seront les répercussions du réchauffement climatique sur nos sociétés, et que nous savons d'emblée que les pays les plus vulnérables seront les plus démunis, car incapables de s'adapter à ces modifications climatiques profondes, on peut se poser des questions.

Des questions... Nous sommes bien conscients que ces quelques paragraphes en posent, sans vraiment apporter de réponses. Mais n'est-ce pas toujours le cas lorsqu'un miracle se produit?

Le collectif «Avion Rouge»

(1) Du 4 au 10 avril, Carrefour propose le gigot d'agneau à 5,55 ¤ le kg en Belgique.
(2) Selon les informations obtenues auprès de Carrefour et Delhaize, il semblerait que le mode de transport utilisé pour acheminer l'agneau néo-zélandais proposé actuellement soit un mélange de voie aérienne (approximativement 24 heures) et de voie maritime («trois bonnes semaines en container frigorifique») qui, en fonction des opportunités, serait «sans incidence sur le prix final pour le consommateur».
(3) Selon le Programme des Nations unies pour le développement.
(4) Il faut approximativement 5,6 litres de kérosène pour acheminer un kilogramme de marchandises en provenance de Nouvelle-Zélande.
(5) Le prix ridiculement bas du kérosène explique en grande partie pourquoi le transport de marchandises par voie aérienne est passé, de 1960 à 2006, de 2 à 150 milliards de tonnes-kilomètres transportées, soit une multiplication par 75!



De plus en plus fréquemment, fruits, légumes, viandes et autres fleurs provenant des quatre coins de la planète nous sont proposés dans les commerces.

Lorsque ces produits sont acheminés en Belgique (ou en Europe) par avion, le coût énergétique est extrêmement élevé, avec des émissions de CO2 hors normes, 60 fois plus que le transport par voie maritime.

Par exemple, le seul transport aérien d'un kilo...
- de fraises d'Israël émet 2,6 kg de CO2, soit l'équivalent de 1 litre de pétrole.
- d'asperges du Pérou émet 8,4 kg de CO2, soit l'équivalent de 3,1 litres de pétrole.
- de b½uf d'Argentine émet 9 kg de CO2, soit l'équivalent de 3,4 litres de pétrole.
- d'agneau de Nouvelle-Zélande émet 15 kg de CO2, soit l'équivalent de 5,6 litres de pétrole.

Cette pratique n'est pas neuve mais dans le contexte actuel de réchauffement climatique, cela devient interpellant. Je ne souhaite pas interdire les importations de ces produits frais mais, en tant que consommateur, je désire pouvoir faire mon choix en connaissance de cause.

C'est la raison pour laquelle j'en appelle aux partis politiques démocratiques belges pour qu'ils légifèrent en la matière et imposent aux distributeurs l'application de logos (un avion rouge et un bateau bleu, par exemple) indiquant systématiquement et clairement le mode de transport utilisé pour le transport intercontinental de ces marchandises.

SIGNER LA PETITION ICI
Source:http://avionrouge.blogspot.com/

TON AVIS?

# Posté le mardi 07 août 2007 07:29